Se bâtir une philosophie (chap. 3)

Ce qui nous fait résister à une vie difficile à vivre, c’est (pour ma part), la certitude qu’il est possible de raisonner dans le rapport que les êtres humains ont ou sont avec le monde. Monde ou plutôt nature dans ce qui regroupe l’air, les végétaux, les animaux, la terre, les mers et océans, le vent, le soleil, les astres, etc… Tous les éléments naturels existants et connus qui n’ont pas la capacité du langage, d’une conscience, n’étant pas pourvus d’un esprit de raison.

Ainsi, si dans nos conduites de vie, il nous apparaît que les actions pourraient être condamnables et condamnées, nous devrions nous en référer essentiellement à la Nature. Moi-même, initialement être « naturel », le seul jugement valable concernant ces actions ne peut être que celui que la Nature me renvoie.

Pourtant, dans nos sociétés actuelles, l’on ne peut se positionner qu’à l’échelle des communautés humaines, porteuses de lois, de références religieuses, dogmatiques ou idéologiques. On nous a appris dès l’enfance ce qui est bien et ce qui est mal, ce qui est bon pour nous et ce qui est mauvais. Et, au-delà des lois et règles en vigueur, respectées ou non, il y a les idées de chacun sur le bien et le mal. Les jugements « libres » qui, selon les caractères, émotions, sentiments, opinions, parti pris, varient sous une forme particulière et individuelle ou de façon collective et sont consentis dans toute société libre et démocratique.

Or, ces idées et jugements ne se basent rarement sur un « ordre naturel », à part peut-être dans des sociétés qui se sont développées en contact et à l’unisson de la nature à l’instar des peuples primitifs. Pendant des siècles, voire des millénaires, l’Homme s’est éloigné de cet état de nature, en développant des cultures à travers les techniques, les sciences, les Arts (de la guerre le plus souvent)…

Non seulement en voulant la comprendre (la nature) et l’expliquer mais aussi et surtout en voulant la dominer, allant jusqu’à massacrer ses semblables afin de conquérir de nouveaux territoires, y puiser des ressources et y installer sa main mise et développer une expansion économique et politique.

Il se trouve , en tout cas, JE trouve que nous sommes arrivés à un point ultime, voire de non-retour. Bien sûr, on peut évoquer le dérèglement climatique, le réchauffement de la planète, le pillage et l’épuisement des ressources, le fossé grandissant entre des puissants exploiteurs et des peuples perdus sans plus aucune identité. Les dégâts sont immenses et certains parlent même d’une « fin du monde » imminente.

Mais, il n’y a pas que la Nature qui est touchée. Il y a un certain dérèglement dans les esprits et les raisonnements. (à suivre…)

(13/11/2019)

Publié par

georgescinq

Passionné de littérature et de philosophie, j'écris de la poésie, des articles et de la prose que je voudrais faire partager. Ce blog ouvert le 26 décembre 2017 où quelques créations sont mises en ligne va s'enrichir progressivement d'autres éléments comme des photos, des liens vers d'autres sites, textes d'auteur.e.s... (en respectant la propriété intellectuelle).

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