Poèmes du confinement

Après quelques jours de sidération face à l’épidémie du Covid-19 et les mesures de confinement drastiques qui s’en sont suivies, j’ai pu comme d’autres m’adapter à cette solitude ou cette promiscuité imposée. En imaginant une autre façon de vivre, au delà des gestes « barrières » indispensables, afin de s’occuper et essayer de penser à autre chose.

Les réseaux sociaux sont un bon moyen pour partager ses sentiments, ses peurs et rompre cette solitude. Une amie m’a proposé d’écrire des poèmes à deux. Elvire qui compose également de magnifiques « griffonnages » sur Facebook a saisi l’occasion sur deux premières strophes que je lui avaient envoyées pour écrire la suite. Deux poèmes ont ainsi été créés. Avec son accord, je les publie sur le blog. C’est un bon moyen de retrouver le goût de vivre, de se sentir utile… Mais aussi d’entrer « en résistance » face au drame que nous vivons.

Poème 1

Jamais tu ne retrouveras

Cet état d’insouciance.

Le monde devenu rance

Ravage les cœurs droits.

Une fois l’enfermement fini

Tu trouveras l’autre avec toi,

Lui qui ne pensait qu’à lui

Ne sachant livrer sa voix.

La fièvre gagne peu à peu.

Qu’importe si je ne peux

Survivre au signe du destin,

Quand il m’importe que ton dessein.

Le monde s’arrête, pas les mots,

Éveil de l’être, sort du tombeau,

Les émois ci-bas se dévoilent,

Ceux qui autrefois étaient si pâles.

Le beau naissant, accompagne-moi,

Prends ma main, sois délicat,

Imagine-le car ce jour viendra,

A la douceur de la danse, toi et moi.

Les fêlures seront cicatrisées,

Et les âmes o combien éveillées,

Lorsqu’enfin, se retrouver

Sera du début du monde, la beauté.

Poème 2

Deux corps qui se tutoient, des mains subtiles
Transcendés, humbles, passionnés, habiles,
Abandonnés à la grâce des airs caressants,
Tu avances, je recule, puis s’arrête, le temps…

Deux temps, un pas, deux pas, trois, on touche,
Transportés sans jamais que se frôlent nos bouches,
Complices, nos jambes se croisent mais ne s’emmêlent.
Sous les airs latinos, nos âmes s’emballent fusionnelles.

Deux pas de côté, un saut, puis deux.
Nos mains se rejoignent, le cœur en feu.
Elles tiennent bon malgré le rapide tempo.
Les regards ne se quittent plus et rendent beau.

Un corps bouge, l’autre virevolte
Au son du rythme et des notes.
Mais c’est bientôt la fin de la danse,
Les corps se séparent, à la prochaine on y repense.

Elvire Volte & Emmanuel Boujet (24 / 03 / 2020) crédit photo : Elvire Volte

Publié par

georgescinq

Passionné de littérature et de philosophie, j'écris de la poésie, des articles et de la prose que je voudrais faire partager. Ce blog ouvert le 26 décembre 2017 où quelques créations sont mises en ligne va s'enrichir progressivement d'autres éléments comme des photos, des liens vers d'autres sites, textes d'auteur.e.s... (en respectant la propriété intellectuelle).

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