Oublie moi

 

Je connais tes désirs

Je sais tes souffrances

Veux – tu aussi ma souffrance

Pour qu’elle t’inspire d’autres haines ?

 

Si déjà tu ne veux pas comprendre ni même m’entendre

Tes attaques sournoises ne font qu’attiser le mal

Qui me font mal pour toi et les autres

Ça ne vaut plus la peine de se battre !

 

Je ne suis plus TA vie, j’en fais partie comme toi

Et le dieu que tu as adoré maintenant tu le détruis

Le temps fera le deuil  lui aussi  de ces erreurs ou malentendus

Et donnera à voir d’autres horizons qui nous feront avancer

Chacun de notre côté

(4/01/2017)

 

Tout commence par un poème…

Le plus grand texte fondateur de notre civilisation n’est-il pas ce grand poème écrit par Homère, « l’Iliade et l’Odyssée », inspiré en réalité par des chants, poèmes transmis oralement depuis la nuit des temps (que les moins de deux mille ans ne peuvent pas connaître !). Deux pavés  – même en livre de poche – qui m’avait rebuté d’emblée mais qui traduisait toute la richesse du contenu venu des croyances mythologiques.

Revenons à la définition du Larousse ; « poésie : Art d’évoquer et de suggérer les sensations, les impressions, les émotions les plus vives par l’union intense des sons, des rythmes, des harmonies, en particulier par les vers. » On peut faire de la poésie sans rimes, ni vers mais je pense qu’il faut quand même commencer par là.

Je vous le disais dans mon article précédent, j’ai  commencé à écrire il y a plus de 30 ans, vers l’âge de 18, 19 ans. Et la forme qui m’est tout de suite venue à l’esprit, c’est la poésie. Mais du très classique, avec des strophes, les douze pieds réglementaires de l’alexandrin, les rimes suivies, croisées, embrassées… Ça marchait pourvu que ça rime et qu’on retombe sur ces (douze) pieds ! C’est une drôle d’impression de s’apercevoir que ce que vous venez d’écrire n’est pas si mal.

Votre « petite » création est devenue une sorte d’œuvre (pas encore de chef d’œuvre !) qui peut aller faire son œuvre, sa vie, toute seule en toute autonomie. Elle ne vous appartient plus. Mais la rime ou le rythme ne suffisent pas à faire de bonnes poésies. Encore faut-il trouver un bon sujet, les mots, les images qu’ils évoquent, des analogies, un style et une impression d’ensemble satisfaisante. On peut considérer que la poésie est revenue à ses origines au cours du 20ème siècle. Les Brel, Brassens, Ferré, Reggiani sont les poètes chantants de leur époque. Aujourd’hui, le Slam est une autre forme de poésie, sans musique ni mélodie. Ces formes modernes de la poésie ont la chance de pouvoir être accessible par tous, pas uniquement les connaisseurs d’ auteurs classiques ou antiques.

(03/01/2018)

Corps mouillés

 

Dans l’eau de ta bouche

S’enfoncent les maux de mon âme

Sur tes lèvres s’écoulent mes pensées

Englouties mais débordantes d’amour

 

Tu n’as pas vu mes yeux perdus

Mais moi dans ton corps j’ai su

Qu’ à l’aurore des nuits d’été

J’ y retrouverais une Fée

 

Nos corps ruisselants glissent

Mais se rejoignent au cœur de la nuit

Nos lèvres se cherchent et étanchent

La soif d’un bonheur infini

 

(4/01/2017)

L’ Amour et la Vie

Tu rêves d’embrasser tout mon corps

De tes baisers et peut-être plus encore

Prendre à bras le corps ton bonheur

Comme je le cueille avidement avec toi

 

C’est tout ou rien en Amour dis-tu

Je ne pense pas autrement vraiment

C’est la magie de l’amour profitons-en

Demain ce dont nous jouissons ne sera plus

 

Corps et esprit je te donne tout

Et toi tu me les cèdes plus que de raison

Ne nous perdons pas dans ce festin soudain

Gardons un peu de ce pain béni de la Vie

(11/12/2017)

Longtemps j’ai voulu écrire…

Et puis il y a écrire pour soi mais surtout au monde qui nous entoure donc pour tout le monde. Un besoin d’écrire, ou tout simplement pour le plaisir, pour faire bien. Faire de belles phrases, « prendre la plume » et s’appliquer à soigner « une » écriture, son écriture qui souvent, par la rapidité, la facilité ou la lenteur, la difficulté avec laquelle elle se déploie montre notre état de forme et notre confiance en soi.

Il y a écrire et… écrire. Ecrire (on peut remplacer le mot par mailer, textoter, commenter, twitter, etc…) à sa famille, ses amis, à l’école, pour ses études, son travail, pour les administrations.

Oui, longtemps j’ai voulu écrire mais je ne suis pas passé à l’acte. Je n’y pensais pas, n’en avais ni l’envie ni le besoin et n’avais pas la chance d’être une fille, comme ma soeur aînée qui tenait un « journal intime ». Pourtant, je lisais les plus grands romans, ces monuments de la langue française qui auraient dû me pousser à écrire quelques vers…  (avec humour, je dirais que je préférais boire des verres !).

C’est vrai que la barre était haute ! Et sans doute n’ai-je pas tout compris au livre de Jean-Paul Sartre « Les mots » qui évoquait les lectures qui l’ avaient construit pour devenir l’un des plus grands philosophes de la seconde moitié du 20ème siècle.

Un modèle ce Sartre mais impossible à reproduire aujourd’hui ! Trop fort et surtout éloigné de toute distraction qui nous tente aujourd’hui. Pourtant, pourtant, j’ai longtemps voulu écrire et je l’ai fait… Il y a plus de 30 ans ! Je vous raconte tout la prochaine fois.

(27/12/2017)

Nuit à deux

Je ne dors pas et peut-être toi non plus

Le noir et le silence pourtant sont réunis

Et la lune éclaire et veille pour nous

Dans le monde commun des solitudes

 

Je n’entends que la plume de mon stylo

Tracer ces lettres que plus tard je t’enverrai

Rien ni personne ne pourra les retenir

Car elles traversent le temps, l’espace et la nuit

 

Nos vies se sont rencontrées et nos nuits aussi

Nous les habillons de rêves ardents

Oubliant que le jour bientôt se lève

 

(12/12/2016)

 

 

 

 

Mélange gris bleu

La lumière de ce matin éclaire gris bleu
Les yeux des femmes croisées dans l’allée
Elles ont le regard vide ou le regard plein
Et reflètent les chagrins et joies du matin

Les flaques où les feuilles mortes se noient
Attrapent les larmes des malheureuses
Ce mélange vire vers le noir du trottoir
Qui ruisselle des tourments du ciel

Peut-être sur leurs chemins verront elles
La félicité, la bonté et la beauté leur parler
Rien qui ne soit noirci par les douleurs de la vie

(11/12/2017)